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August 28 Bigorneau (et disc-jockey)De retour d'univ d'été (pfff, qu'est-ce qu'on bosse, quand même, ici...ah oui, pour l'Egypte au fait, j'attends la réponse du pharaon Klodfransouah3, ça peut prendre une éternité, désolé, ce type n'est pas une lumière, enfin bon, je vous tiendrai au courant) je vous rapporte une étimaulogie étonnante dans l'approximation qui est la marque de fabrique de votre grrrroupement de brrrrranleurs préféré: nous!!!
En ces temps reculés où il n'y avait rien à voir, la haute société était un véritable panier de crabes (aujourd'hui aussi, mais ce n'est pas le sujet). L'on sy détestait cordialement, sans jamais manquer l'occasion de rabaisser autrui pour arriver à bon port (aux truies + à bon port =drôle, rire) jusqu'aux plus hautes sphères, là où les paillettes de gloss font bon ménage avec les pailles à coke...la "strass haute sphère", en quelque sorte.
Le littoral français était déjà fort prisé des vieilles pies anglaises, et les dancings commençaient à l'emporter sur les guinguettes de la Côte d'Opale, qui prête son cadre idyllique de l'époque à notre mot du jour (ou du semestre, comme on veut): bigorneau.
Les accordéonistes, vielleux et autres joueurs de flutieau folkeux s'inquiétaient grandement de cette intrusion culturelle d'Outremanche, mais jusqu'alors, n'en pouvaient mais. (si, ça se dit.) Parmi les plus avant-gardistes et soucieux de ne pas perdre leur gagne-pain, figurait un musicien hors pair, que l'on s'arrachait, stricto sensu (mais pas pot de colle en tailleur) dans toutes les stations balnéaires à la mode. David (ben quoi?) finissait régulièrement ses soirées entièrement nu, après avoir succombé aux assauts de hordes de minuidettes en furie. Ce qui avait le don de l'irriter, et il en avait plein le dos, au point d'en développer une allergie cul tanné, mais ce n'est pas le sujet, et revenons à nos flonflons.
David, donc, avait appris à se méfier de ces traquenards de groupies, et guettait, à chaque fin de soirée, le moment où il devrait mettre les voiles pour ne pas se retrouver le dos en lambeaux (c'est d'ailleurs ce qui est raconté dans la célèbre chanson "la lambodo", si vous connaissez un peu le monde de la nuit prépaléolithique). Aussi, le surnom de Guetteur lui fut attribué, et il devint définitivement la coqueluche de ces dames lors d'une soirée mémorable, inénarrable, mais je vais quand même tâcher de. (là, ça na se dit pas, mais j'aime bien)
Suivez bien, hein.
Pour la bonne compréhension de l'histoire qui va suivre, le port de Marseille est conseillé (Ndlr: Marseille=petit nom donné affectueusement à l'entonnoir gracieusement fourni par Elle à l'accueil). Il faut garder à l'esprit que par delà son opportunisme affiché, David Guetteur était un brun (pas blond, donc, tiens tiens...) franchouillard et revanchard. Pour exemple, il est à l'origine du terme disc-jockey dont ces coch...gentils voisins anglais réclament la paternité...mais queues naines nient (= les biloutes disent non!!!), ça vient d'cheu nous, et voilà comment.
(Je pars en thèse, mais suivez quand même hein, on ne sait jamais...)
Disc-Jockey, oui, ce mot qui désigne aujourd'hui l'ensemble de la profession des metteurs de disque. Or, à l'époque du phonogramme, croyez bien qu'il n'était pas aisé de faire la prog, primo parce qu'il fallait un sacré paquet de crin-crins à aiguille et des piles de galettes de cire lourdes comme les crêpes de ma mère, et secundo des artistes multiples et variés à l'heure du tout-biniou. Jugez plutôt, comment on faisait les stars, avant l'Academy y consacrée.
Il se trouvait souvent, en soirée, au bord des quais dunkerquois, une troupe de danseuses folkloriques, dont la particularité était de danser sous la flamme, et face à la Manche, pour ne pas dire dos au public, ce qui leur autorisait des mouvements de jambes non équivoques dans l'impudicité, mais malgré tout dans le respect des lois édictées par leur sainte mère Eglise, même quand c'était le débarquement ( mais on y reviendra, bande de spanioménorrhéiques héroïques...)
NOtre ami guetteur, toujours à l'affût d'une nouvelle idée créatrice, vit là une belle occasion de ne pas être, pour une fois, la proie des femmes. Il s'installait un peu en retrait pour admirer la meneuse de la troupe, et passait ainsi un bon moment à admirer les demoiselles qui soulevaient effrontément leurs jupons vers les côtes anglaises et en calcaire, à la lumière d'un feu de joie feu qui chante joli feu de joie, feu qui chante dans le vent qui nanana...ahem, revenons à nos jupons.
Un soir, n'y tenant plus de curiosité mâle saine, il canota au large, et put ainsi, à la jumelle, assister dans des conditions exclusives, à un spectacle inédit de fraîcheur et d'érotisme, dont nous tairons les détails par pudeur et par respect envers nos jeunes lecteurs. Mais c'était quand même la plus belle débauche de cuisses rebondies, de culs trémoussés, de nichons laiteux et de hanches provocantes qu'on n'avait jamais vu depuis le concert de Madehaunnat à Berck-Plage en 1692. Une many-fesses-station unique du talent de nos régions, la touche française avant l'heure...
Aussi, David invita rapidement son meilleur ami Robert à profiter de ce show chaud et quasi privé. Robert vint, vit et fut vaincu par tant de grasses mamelles...Il tomba en arrêt devant la blancheur des poitrines des danseuses. A chaque fois qu'une flamme bienvenue éclairait avantageusement un téton égaré, il s'émerveillait, s'agenouillait et se prosternait au fond de la barque, à la manière d'un religieux...David s'en amusa fort, vous pensez bien, et surnomma son ami Robert "Saint-Clair", ou "Sein Clair" (les hagiographes de de l'époque sont restés très évasifs à ce sujet, on ne leur en veut pas).
Comme on se doute, les deux compères comprirent rapidement leur intérêt à faire partager la scène secrète moyennant finance, et ce furent les débuts de l'underground, ou encore du "mouvement souterrain", de ce côté-ci du tunnel qui n'existait pas encore, et heureusement sinon mon histoire ne tiendrait plus debout (déjà que...enfin, poursuivons...) Par une belle après-midi, ils prirent leurs rames et leur courage à deux mains, et souquèrent fort vers le rivage britannique. A quai et à Newhaven, David et Robert n'eurent aucune difficulté à affrêter toute une flottille capable d'embarquer le millier de coch...de voyeurs sujets de sa gracieuse majesté auxquels ils avaient promis d'assister en pleine mer à la plus torride des danses jamais vues à ce jour, surtout de nuit.
Ainsi, au crépuscule (hé ben quoi encore? tu le veux çui là, mon cher Brrrrr?), une centaine de canots mouillait (oui, oui...pfff...c'est comme ça qu'on dit, j'y peux rien, moi) au large de Dunkerque, sans que la troupe folklorique ne se doutât de rien. Et sans qu'aucun reflet ne pût les trahir, mille paires de jumelles étaient rivées vers les rives, ce qui semble aujourd'hui logique, et voici un mot de plus dont l'étimaulogie ne vous échappera plus.
Pas comme moi, en tout cas, parce que bon, faut que j'y aille, là...ne m'en voulez pas si je m'échappe, mais j'ai des contraintes éditoriales (genre payé à l'artcicle et pas à la ligne, donc voilà, je reviens très vite pour la suite des aventures de David Guetteur et de Robert Sein Clair...) Si si, vite!!!!
Grrrroooovement vôtre!!!
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