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    July 28

    Colin-tampon (s'en soucier comme de)

     
     

    Je m’en bats l’œil, je m’en tamponne le coquillard…Voilà pour le sens de « se soucier de quelque chose comme de colin-tampon »…Au quai, au quai, mais on ne va pas pour autant garder ce mot indéfiniment en gare, parce qu’ici on aime les mots, on ne s’en fiche pas, mais alors pas du tout.

    Du coup j’ai remis mon bandana d’anar de pirate sur mon crâne lisse et luisant, en cette heure matinale, pour extirper pour votre plus grand plaisir l’essence même de cette expression imagée. Ce qui m’a conduit à quelques recherches fructueuses dans notre TGB à nous ( Très Grande Bibliothèque, vi)…

    Premier constat : la langue française est a priori (je dis bien a priori, ça se gâtera sans doute plus tard) et pour une fois moins fleurie que l’espagnole (avec un e, oui, parce que j’ai mis la langue avant) : nos amis ibères disent en effet « me la suda la polla », soit crûment de ce côté-ci des pires aînés : « j’en transpire de la bite »….(silence gêné de votre part, vi…pour moi aussi, mais après tout ce sont eux que ça regarde, et quand je dis « ça » je parle de leur trivialité, pas de leur appendice caudal dégoulinant de sueur…)

    Je peine un peu à imaginer comment ne pas se soucier de quelque chose conduirait à un excès sudoral intracalbutesque, surtout que pour tout vous dire je suis sujet depuis quelques semaines à des suées nocturnes dont je me passerais bien volontiers vu qu’elles inquiètent ma toubib qui ne s’en soucie pas, elle, justement, comme de colin-tampon, de ma santé…A moins que…

    A moins que la vérité ne se trouve, là, tout bêtement (dans mon shorty de nuit, vi)…Se pourrait-il que je me soucie si peu de maintes choses -dont je tairai la liste ici- qu’il en résulte une évacuation de ces menus tracas dans une salvatrice et purificatrice suée ? Pas impossible, c’est là le principe du refoulement (et hum oui, effectivement, ça refoule un peu grave au matin, du coup, je dois le dire, une telle sudacion de la polla…)

    Soit. Voilà pour la probable origine de l’expression espagnole, mais quid de la française (d’expression) pour laquelle vous êtes venus céans ?

    Notre belle langue, on nous le reproche assez souvent, est hélas, malheureusement et à la  fois de façon très dommageable, relativement machiste (il n’y a qu’à, pour s’en convaincre, écouter un titre de Fatal Bazooka alias Mickael Youn pour s’en convaincre, je vous donnerai les références sur demande).

    Or il s’avère que pour une fois, hé ben non. C’est bien, hein ? Hé ben non quoi, vous dites-vous certainement. Hé ben non surenchérirai-je, (oh c’est léger comme style, vraiment, pfff…) : pas toujours. Mais pas toujours quoi, vous entends-je hurler hystériquement (barbarisme, ce mot n’existe pas, n’hésitez pas à me reprendre, mais je m’en soucie comme de colin-tampon). Pas toujours macho, le français. J’explique ? J’explique.

    Nous avons vu dans ma brillante introduction qu’un Espagnol qui n’en a rien à secouer se met aussitôt et curieusement à transpirer de la bite (et que du coup certainement il est amené, paradoxe allemand, à la secouer, l’Espagnol (sa bite)). Si, ne faites pas l’étonné(e), vous venez de le lire et on est sérieux ici, on ne badine pas plus avec la quéquette outrepyrénéenne qu’avec la nôtre propre (tant qu’à faire). Donc pourquoi eux et pas nous, serais-je tenté d’avancer…ce qui me ramène à mon explication médicale de tout à l’heure, mâtinée de neuropsychologie mais de nuit, et ça semble tenir debout (l’explication, pas la bite, suivez un peu, bon sang).

    Aussi, pendant longtemps, on ne s’est pas trop foulé, et on a traduit et emprunté l’expression « me la suda la polla » pour signifier son dédain pour un quelconque sujet. Exemple ? D’ac.

     

    « Tu savais que Paris Hilton était la fille d’un hôtelier ?

    -J’en transpire de la bite. »

     

    Probant, non ?

    Voilà, c’est donc acquis (du français acquérir) et la verité esta aqui (de l’espagnol ici). Mais, me direz-vous et vous aurez raison, étant donné que vous lecteurs êtes en majorité lectrices : comment qu’on fait-on quand on se soucie peu de quelque chose et qu’on n’a même pas de bite pour transpirer ladite chose dont on se soucie peu, étant donné qu’on est une femme digne de ce nom et en conséquence dépourvue d’organe externe apparent sorti à la moindre occasion pour faire rigoler les copains ou faire des concours à qui pisse le plus loin ? Hein ?

    Hé ben voilà, c’est là où je voulais en venir : pour une fois le français a pensé à vous, mesdames. Le français a décidé que décemment il ne pourrait suer du zigouigoui pour s’en battre les couilles au cas où  il n’en aurait pas (de couilles). En un mot si le français qui s’en pète (ça va intéresser Val, ça…) est une française, que doit-on dire en ce cas ?

    J’aime autant vous dire que le français s’est creusé pour plaire à sa gente dame sans toutefois perdre son identité mâle…Trouver une expression pareille sans en enlever le jus, la saveur, fallait croire au père Noël ou à son acolyte lorrain, le bon Saint-Nicolas pour qu’il fasse un miracle.

    Si. Hé ben si il l’a fait. « Se soucier de quelque chose comme de colin-tampon » est une expression d’origine lorraine (et nananère, vous imaginez ma joie quand j’ai découvert ce dont je vais vous faire part, arrêtez de saliver ça m’exc…use un peu de faire traîner en longueur mais c’est la joie de vous retrouver !!).

    Je vous raconte. Le grand saint patron des lorrains vient nous visiter tous les ans le 6 décembre (ça tombe bien, parce que c’est sa fête, ça arrange tout le monde, on se dit « tiens c’est la Saint-Nicolas » et du coup on pense à sa venue, c’est très pratique), et du coup vous pensez bien qu’on ne se gêne pas beaucoup pour lui demander des mirac’ à not’saint, on est ses chouchous et on n’a aucune raison de se gêner avec lui, d’autant plus qu’on lui offre la gnôle de mirabelle dans chaque maison qu’il visite, ce qui fait que si par coup de bol il vient dans ta maison sur le tard, tu peux lui demander n’importe quoi, il le fera en se fendant la pipe d’un air goguenard. Hé ben c’est ce qu’on a fait : on lui a demandé, au bon vieux, comment que les filles de chez nous et d’ailleurs mais en France quand même et un peu en Belgique et au Québec et partout ousqu’on parle not’ langue, pourraient dire qu’elles en transpirent de la bite vu qu’elles n’en ont pas ?

    Là, le gars Nicolas, il a ri, mais alors fallait voir…Un bon gros macrorire de HOHOHO comme son pote Noël, mais puissance douze…Et, comme il aime le faire lors de sa distribution de sucres d’orge aux petits enfants sages, il s’est mis à balancer par poignées entières, non pas des sucreries, mais bel et bien de ces petits machins oblongs que vous mesdames vous collez dans l’orifice qui est en quelque sorte le négatif de notre proéminence à nous (proéminence, c’est pas l’évêque de Myrrhe hein, ne mélangez pas tout non plus, je sais que c’est un vrai pro notre Colas à nous, mais quand même…).

     

    En un mot, des tampons, oui, voilà ce que l’ami Colin (on dit comme ça, de façon affectueuse, dans nos campagnes, pour Nicolas…) a jeté à la foule en liesse, pour satisfaire toutes ces dames auxquelles manquait le fameux accessoire qui pourrait leur permettre de se moquer des petits tracas quotidiens…

    Véritable tampon lorrain d'époque. Depuis on a évolué....

     

    T'as pas l'air de me croire, et pourtant, si, agad...officiel, je te dis...

     

     

     

    Evidemment, l'usage du "tampon de Colin" s’est rapidement propagé, vu que c’est très pratique il faut l’avouer, pour absorber les surplus de production vaginale de tout ce que vous voudrez...Je ne suis pas assez femme pour vous dire si on oublie facilement la présence de ce corps étranger dans son intimité profonde…

     

    img529/1375/normaltampax2ws8.jpg

    Forcément, les Espagnoles s'y sont mises aussi...

     

     

    Mais retenez donc que c’est bien, à l'origine, pour les épanchements de sueur que notre saint-Nicolas a créé cet artifice et depuis, bien des dames de France et de Navarre l'utilisent et peuvent se soucier une fois dans le mois comme de colin-tampon des gênes dues à leur si belle, merveilleuse  et mystérieuse nature de femme (j’en fais trop, mon ami Brrrrr ? Ok je conclus, t’as raison, on en transpire un peu d’la bite, de leurs….rhaaaaagnagnaaaaa !!!)

     

    Arbre de Noël traditionnel en Lorraine 

     

    Je terminerai ce brillant exposé par un petit bonus comme on les aime : le jeu de cache-tampon trouve évidemment son origine dans ma belle région, étant donné que les gars lorrains, très joueurs, se sont empressés de planquer lesdits accessoires offerts par Saint-Nic’ rien que pour embêter leurs compagnes. Saint-Nicolas  s’amusa fort de la scène, comme on l’imagine, à voir tous ces beaux postérieurs féminins penchés un peu partout en quête de tampons salvateurs, et il a corsé l’affaire en imposant aux gars d’aider les filles….Mais les yeux bandés, pour compliquer un peu, sinon pas drôle, vu que ce sont eux qui les ont cachés…Comme c’était bien fendard il faut l’avouer, nos voisins Belges, Alsaciens, et Suisses, jamais en reste de gaudriole, ont vite repris le jeu complétement maillé du bon Saint-Nicolas….Mailler ? C’est un peu du suisse, justement, ça veut dire fausser, tordre…Enfin bon, c’est ainsi que les Lorrains ont inventé colin-tampon, cache-tampon, et colin-maillard en une seule journée !!!

     

     

     

    Amateurs de colère, partisans d’ire, au revoir…

     

    Grrrrrrrrr

     

     

    Ah...Dernière minute...La TGB vient de me fournir une autre piste de recherche pour l'origine de colin-tampon. Je  vous la livre: il s'agirait de la contraction de "je m'en soucie comme de coller un tampon", suite à une scène de ce genre là, où le type n'a pas l'air spécialement concerné...

     

     

     

    C'est apparemment aussi la version de Paris Hilton, qui n'a pas encore compris dans quel orifice il fallait se le coller..