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Vous passez ici pour la première fois (ou plus)? Vous êtes surpris? (mais si ... vous êtes surpris!) N'hésitez pas ... lâchez vous!!! nous vous le rendrons au centuple
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    4 jours par semaine
    January 10 8:33 AM
    Merci bien pour l'accueil et petit clin d'oeil à Mr Paperfly pour le sien chez Tine!
    Je viens lire mon mot du matin, j'hésite....
    Bizzz
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    4 jours par semaine
    January 09 11:52 AM
    Arrivée de chez Tine... Quelle joie de constater que je suis battue haut la main: les billets ici sont plus longs que les miens!
    Bizzzz je reviendrai (ça fait un peu peur non?)!
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    Tine
    November 27 10:24 AM
    Juste çà
    Tine
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    StefanoS de ParoS
    November 26 6:48 PM
    Votre écriture originale, vos idées géniales et votre sens aigu de la dérision sont de first quality.
    Votre style est inimitable et ne peut-être difficilement partagé, en d'autres termes votre tandem fonctionne si parfaitement, qu'un attelage supplémentaire me semble superfétatoire, vous jouez dans la cour des grands et de toutes façons à bourreau fermé.
    Merci quand même de m'avoir gardé une part de votre gelée de groseilles, mais je décline votre très aimable et généreuse proposition, je resterais néanmoins un fervent et fidèle d'étimaulogis qui m'a percuté la prunelle dès la première lecture, je vous assure donc de mon soutien indéfectible et inconditionnel.
     
    PS: Je renouvelle mon abonnement à l'Amicale
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    StefanoS de ParoS
    November 24 2:32 PM
    Je ne suis pas le genre d'hommes qui prend les mégots pour des vers luisants, mais je vous parie un éléphant demeurant à la défense contre une biche logeant rue de rennes, que nous ne sommes pas arrivés au bout de nos plaisirs...
    C'est bien connu, c'est en faisant n'importe quoi, qu'on devient n'importe qui et on n'a de décompte à rendre à personne.
    Comme le disait Edmond Rostand dans Cyrano*: on ne se bat pas dans l'esprit du succés, car c'est bien plus beau quand c'est inutile.
    Pour vos écrits où le langage est monté sur roulement à billes, vous ne méritez pas le "Mes dix six" mais la grande Médaille en caramel mou créée par Dupont d'Isigny.
     
    * Je suis commme les maraîchers, je fais étalage de ma culture.
    Long shake Hand
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Etimaulogis (approximative)

Haut lieu de savoir...ben pose toi des questions!!!!
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Claude
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spa
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Elle
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Dame Sophie

December 23

Frontispice (enfin)

 

Cadeau de Noël …

Well! (bizarre idée aujourd'hui de commencer une étimaulogie par un mot (honni?) de l'outre-manche non? … Mais c'est ainsi et je ne vous demande pas d'approuver ou de protester, c'est comme ça et puis c'est tout … de toutes façons, vous n'avez pas le choix). D'aucuns présupposaient (et non prépuces osaient comme dirait un contrepéteur de ma connaissance) que j'avais entamé une période plus ou moins longue de léthargie (presque) congénitale dont on ne savait aucunement présager ni du début, ni de la fin. Pensant dans leur for intérieur que je menais des ursidés la vie tranquille et calme des longues soirées d'hiver. (Je sais pas vous mais … je viens de relire ce premier paragraphe là … ça jette non? (Hein? Caisse tu dis Grrrrr? Mes chevilles? Ben ça va pourquoi? (je sais pas ce qu'il not' Grrrrr en ce moment mais je le sens (vous allez rire parce qu'après le mot qu'il vient d'étimauloger ça paraîtrait presque naturel) goguenard (raide! (ça c'est le calembour qui tue parce qu'il est réservé aux botanistes diplômés … je vous laisse chercher tiens … juste pour rire (mais je vous connais … feignants comme vous êtes vous z'allez même pas faire l'effort de chercher … bande d'incultes (et ailleurs que sur la commode s'il vous plait ça fait désordre))))))). Et ils présupposaient mal les bougres (toujours remettre le lecteur dans le droit chemin y paraît (quand bien même (et surtout s') il s'appelle Hannibal (c'est avant de sauter le barbelé ça (parce qu'après il s'appelle souvent Annie (c'est con ces blagues de potache mais vous me connaissez non? (d'ailleurs oui c'est vrai y'en a qui ont pas l'air de me connaître (je l'ai vu dans les commentaires récemment))))))('tin ça fait longtemps j'arrive même plus à m'y retrouver dans les parenthèses))(cela dit … pour les moins habitués … les dernières parenthèses étaient également pour les cinéphiles … je dis ça pour les autres évidemment … ceux qui n'ont vu ni l'astuce, ni le silence des agneaux).

Well donc, disais-je avant que de m'interrompre. Il est temps de commencer une nouvelle aventure. Mais, au moment de commencer celle-ci, Hindou te masse aïe! (ça c'est pour changer mais aussi pour les mêmes raisons que d'habitude (soit sage ô ma pudeur … et tiens-toi bien tranquille) qui font que je me refuse strictement à dire "un doute m'habite" (on ne se refait pas) et également parce que vous allez voir que ce n'est pas sans raison). Mais auparavant (CHINOIS! s'écrient-ils tous en chœur, fiers d'avoir raccroché les wagons), il est également temps de faire une petite mise au point (en plus je peux me le permettre parce que c'est quand même encore moi le patron ici ne vous déplaise (à charbon (ah non ça marche pas ça, ça sonnait pourtant bien (ça m'est revenu parce qu'hier j'entendais parler de la reine Atchepsout … et là … avec "à charbon" ça marche)))). J'ai cru apercevoir, deçi delà (cahin-caha (l'œil était dans la tombe et regardait Caïn … caha) … va chemine euh! Va trottine euh! Va petit âne … air connu) des commentaires que j'aurais presque l'audace de qualifier d'injustifiés. Pas que les écrits du père Grrrrr soient de mauvaise qualité, au contraire … même s'il fait plutôt dans le "trash" ces derniers temps, il est quand même assez doué de la plume il faut bien le reconnaître. Non c'est surtout que je me suis senti atteint (ce qui vaut quand même mieux que 2 tues Laura), piqué au vif pour ainsi dire quoi. Bref, il fallait que je réagisse promptement (je dois avoir les réflexes d'un boa constrictor en pleine digestion parce que ça fait quand même presque 3 ou 4 mois que les dits commentaires ont été publiés mais bon).

Well! (c'est du comique de répétition) … je me demandais, en commençant ce billet, ce qui avait bien pu motiver cet anglicisme dès l'abord, alors que rien ne laissait présager (ni présumer) de la suite. Les voies de l'étimaulogie étant ce qu'elles sont, je ne me doutais cependant pas que … mais bon … (c'est comme dans les bandes annonces de film de série B ça … on fait comme si on allait tout dévoiler et au moment crucial … hop! … on laisse 3 petits points ou un fondu au noir (c'est pas raciste ça hein! Ne vous méprenez pas! C'est juste un terme technique pour dire qu'on passe d'une image claire et nette au noir total en augmentant progressivement la densité du noir par rapport à la couleur de l'image) et on laisse le lecteur/spectateur dans l'expectative (tiens c'est rigolo ça … un spectateur dans l'expectative … dites-le vite pour voir? … c'est rigolo non?) de façon qu'il se précipite pour lire, les babines pendantes et la salive au bord des lèvres … (ce qui fait toujours un rien tache sur la feuille de papier)

C'est ce qu'on appellerait (presque vulgairement) une politique de communication bien construite.

Well m'acharnerai-je donc à répéter (encore que … à la réflexion … vous connaissez mes convictions sur ce qui concerne le hasard hein? Non? C'est on ne peut plus simple : "y'en a pas!" (pas des convictions mais du hasard! (enfin c'est ma conviction, je vous oblige pas à partager))).

Et puis … merci bien …

Prémonition? Foutaise!

Intuition? Re-foutaise!

Supposition? J'en douterais (mon côté Saint Thomas sans doute).

Et on peut aligner les mots en "tion" … je ne changerai pas d'un iota.

Têtu le Brrrrr hein?

Vous imaginez pas comme!

En fait, je n'avais absolument aucune idée en tête … mais y'avait quand même bien un rapport entre ce début (fracassant?) et l'étimaulogie (on sait plus comment l'écrire à force) de notre mot du jour (salut Norby) : "frontispice".

Well! (ben oui du coup je suis bien obligé de repartir du début sinon vous n'allez encore rien comprendre). Replongeons-nous donc avec délices (voire avec des lys pour que ça sente meilleur (et y'en aura besoin)) dans les odeurs safranées de l'Inde mystérieuse.

L'Inde est un pays particulier, ô combien! Tout y respire la nonchalance et la ferveur religieuse. Tout y respire également l'humidité, surtout en période de mousson.

Enfin ça … c'est quand on peut respirer parce que … si y'a un truc qu'on ne respire pas du tout, en Inde, c'est la propreté.

Ça aurait pu pourtant. Ça avait même bien commencé, au temps lointain de l'empire romain.

Comment ça c'est pas possible? Ben tiens! Laissez-moi me gausser allègrement! (Ah je ris!). Evidemment que les manuels d'histoire n'en parlent pas. C'est un pan de l'histoire qui est aussi mystérieux que l'Inde elle-même c'est vous dire. Tellement mystérieux que les quelques rares documents qu'on a pu retrouver étaient dans un tel état (évidemment avec l'humidité!) que l'on a pu que supputer (moi aussi je suppute mais il paraît qu'il n'y a pas de sots métiers) quant à leur véracité et leur origine.

Alors bon, je vais combler (est-il besoin d'ajouter : "une fois encore"?) vos fossés lacunaires, vos océans de vide, vos précipices d'inculture, vos étendues sauvages d'ignorance congénitale … les mots manquent parfois …

En 69 après Jean-Claude (pas Van Damme évidemment), et sous la poussée de l'armée, un nouvel Empereur accède au trône. Et pas celui que vous pensez croire, non! Celui de l'Empire romain rien que ça.

Vous me direz, quand on commence à parler de trône … en 69, ça sent déjà moins la rose …

Et tout ça ne serait rien s'il ne s'agissait de l'Empereur Vespasien lui-même. Un insignifiant personnage que l'histoire n'aurait même pas du prendre en compte. Imbu de lui-même, dépensier, voire carrément dilapidateur (après tout c'est tellement facile quand on est empereur hein! Une petite taxe par çi pour financer une campagne en Egypte (en hiver de préférence quand on se gèle sur le continent), un petit impôt par là histoire de pouvoir payer quelques babioles à la favorite du moment … on s'en fout c'est l'argent du peuple et il est content (le peuple) quand il voit qu'on utilise si bien ses sesterces), Vespasien était de cette catégorie des empereurs mégalomanes ne reculant devant aucun sacrifice pour arriver à ses fins (toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait, bien entendu fortuite).

Il était même tellement dépensier, Vespasien, qu'un beau jour son grand argentier vint le trouver pour lui dire que les caisses était désespérément vides et qu'il était grand temps de trouver une solution.

Ne supportant pas ce genre de discours, Vespasien fit alors 2 choses. La première fut de confier le grand argentier au lanista du moment afin qu'il serve de leurre aux rétiaires et aux mirmillons (je viens de relire Astérix gladiateur) puis, une fois attendri, qu'il nourrisse un peu les lions du Colisée.

D'habitude, on préférait faire ça en public, un jour de fête … (panem et circenses qu'y disaient … ) mais l'argentier, comme nombre de personnels de cette catégorie, était blafard et famélique, ça aurait plutôt dénoté au milieu des martyrs chrétiens qui étaient plutôt enrobés.

Et puis la deuxième chose, parce qu'il fallait quand même bien se rendre à l'évidence : les caisses étaient réellement vides, ce fut de taxer l'urine.

(A ce stade de l'histoire, une petite parenthèse s'impose. Parce que bon … après Colin-tampon et torcher (se), vous seriez en droit de dire, a y'est nous y voilà, ils deviennent un peu pipi caca chez Etimau. Et cette remarque ne serait pas dénuée de bon sens s'il n'y avait ici qu'un seul rédacteur et qu'une seule personne qui décide de ce qu'on prend comme définition. Le problème c'est que nous sommes deux, et que nous ne sommes pas pendus au téléphone à nous raconter ce que nous sommes en train d'écrire. Et les choses sont ainsi faites que j'ai commencé à écrire l'Etimaulogie de frontispice bien avant la publication des deux mots précédemment cités … alors je vais pas tout changer maintenant que j'ai presque fini, tant pis pour vous… fin de la parenthèse)

C'était farce comme idée de mettre une taxe là-dessus (pour ceux qui nous rejoignent seulement, j'ai repris à l'endroit d'avant la parenthèse) parce qu'au final, tout le monde était concerné, surtout les dimanches où il y avait cirque au Colisée.

Afin de percevoir son juste dû (et pas son duste jus ce qui ne veut strictement rien dire), de manière proportionnelle à la quantité de liquide évacué, Vespasien fit donc construire …? … des ? … Vespasiennes (bravo, je vois qu'il y en a quand même qui suivent mais … j'ai les noms de ceux qui font les cons là bas … oui vous par exemple).

Le principe était simple : on creusait une grande fosse (suffisamment grande pour accueillir un préposé du service des taxes impériales), au-dessus de laquelle on installait des emplacements individuels (rappelant d'ailleurs un peu la forme des wc publics que nous connaissons encore aujourd'hui). A chaque emplacement, on ménageait un trou au-dessous duquel on suspendait une outre vide.

Chaque personne qui entrait allait donc se soulager, remplissant l'outre. Le préposé du bas mesurait la quantité recueillie et annonçait le montant de la taxe à un autre préposé (l'ancêtre de la dame pipi en fait) qui était chargé de recouvrer la taxe en question. Il vidait ensuite l'outre dans la rigole raccordée aux égouts de la ville et hop! le tour était joué.

Evidemment me direz-vous, personne n'était obligé d'utiliser ces nouveaux lieux (qui devaient devenir communs). Sauf que Vespasien, pas fou, faisait payer encore plus cher ceux qui urinaient au-dehors.

On notera, au passage qu'il y avait beaucoup d'usagers (ça ne veut pas dire qu'ils avaient beaucoup servis hein!), disposant de peu de moyens, demandant parfois à payer en trois fois (sans frais). Cette pratique conduit, plus tard, à rebaptiser les Vespasiennes en : "pissent au tiers". (ça vous en bouche un (p'tit) coin non?)

Nous voilà bien loin de l'Inde mystérieuse que nous évoquions naguère. Mais j'y revenais, de ce pas allègre qui me mène de droite et de gauche quand la plume m'en prend.

Ce que l'histoire n'a pas retenu, c'est que Vespasien, contrairement à quelques-uns de ses glorieux homologues, n'était qu'un tout petit conquérant. Se contentant d'une petite invasion de temps en temps, genre 3 semaines de club Méd en Grèce, ou petite expédition pour la récolte du chanvre … vous voyez le genre quoi.

Il se trouva donc qu'à l'occasion de son anniversaire, son épouse lui offrit un voyage d'exploration en Inde. Il faut comprendre qu'un voyage d'exploration, à l'époque, ça se faisait avec une escorte de six ou sept mille légionnaires et toute la logistique … en gros une bonne dizaine de milliers de personnes quoi.

Je ne vous raconterai pas le voyage parce que ça resterait une longue histoire un peu ennuyeuse et je m'en voudrais.

Bref, au bout d'un certain temps, Vespasien arrive en Inde et commence allègrement à visiter le pays. C'était un peu comme une campagne militaire, avec moins de viols et pas la politique de la terre brûlée … les débuts balbutiants du tourisme de masse.

Evidemment, les indiens (à l'époque on ne les confondait pas encore avec ceux des futures Amériques) n'étaient pas aussi propres que les romains … ils n'avaient même pas encore inventé les égouts (d'ailleurs, si les derniers reportages que j'ai vu sur l'Inde ne datent pas trop, il semblerait bien qu'ils ne les aient toujours pas inventés). Ça ne veut pas dire que les romains étaient propres … simplement, à force de prendre des coups de pilum dans le sacrum pour les forcer à utiliser les Vespasiennes, ils avaient fini par prendre quelques habitudes.

Les Hindous donc (dont certains étaient des durs, d'ailleurs) accueillirent plutôt bien ce visiteur étrange (et étranger) qui s'enquérait partout des possibilités de développement de son négoce lucratif, songeant même à implanter des latrines dans toutes les villes qu'il traversait.

Jusqu'au jour où un certain Ashoka, roi en titre local et fin filou s'il en fut, pris contact avec le touriste (qui commençait à devenir envahissant mine de rien (un peu comme les bataves pendant les grandes vacances)) pour lui proposer une association à rentes partagées (50/50 (comme le pâté d'alouette vous savez? C'est moitié-moitié … un cheval … une alouette) sans demander le vote du public). Il lui fit miroiter l'affaire en ces mots : "à Katmandou y pissent partout! Y pissent partout" (vous aurez compris qu'il s'agit là d'une traduction littérale parce que si je vous l'écris en sanscrit vous n'allez rien comprendre). Vous noterez, au passage, que par un curieux retour de l'histoire et quelques 900 ans après environ, cette anecdote refit surface, à une période post soixante-huitarde qui fit les beaux jours de Katmandou avec ce slogan : "A Katmandou … Hippie's partout! Hippie's partout!". Les nouveaux prophètes s'y précipitèrent évidemment, n'ayant aucune idée de l'origine de l'expression … s'ils avaient su!

Mais revenons à nos mictions.

Ashoka et Vespasien, comme larrons en foire, lancèrent alors une vaste campagne pacifique de construction de vespasiennes et firent fortune. Ils érigèrent alors un monument à la gloire de leur réussite. Il s'agissait d'un gigantesque palais luxueux autant que luxuriant qui avait la particularité, en façade, d'être constitué d'une gigantesque pissotière avec un étage réservé aux hommes et un étage réservé aux femmes. Au-dessus de la porte d'entrée monumentale étaient écrits ces mots, en lettres d'or gravées dans le marbre noir : "in frontis pisse!". C'était l'opulence … (juste pour l'anecdote, ce monument existe toujours aujourd'hui mais il ne reste plus que l'étage mâle (hu! hu ! hu!).

Cette association dura quelques années. En fait, jusqu'à ce que les 2 associés commencent à se soupçonner réciproquement d'escroquer l'autre. Si bien qu'en fin de compte, le palais devint rapidement un lieu de tension, puis de prises de becs en tout genre, pour terminer en lieu de pugilat entre les deux protagonistes.

L'histoire ne retiendra véritablement que la monumentale façade et sa beauté somptueuse … ainsi qu'un mot nouveau.

Epilogue : Evidemment, la tradition de faire payer le droit d'uriner tomba en désuétude mais l'histoire de Vespasien et d'Ashoka perdurera jusqu'au 19ème siècle.

C'est ainsi que les colons anglais (ces satanés colons d'anglais) devaient l'apprendre et s'en gausser en transformant la devise par un calembour de plus ou moins bon aloi : "In front is peace" (tout ça parce que "back was war" évidemment ... suivez quoi)

En tout cas, voilà à nouveau une vérité historique enfin rétablie.

November 24

Torcher (se)

 

 

C’est d’une main unique, tremblante d’émotion mais néanmoins experte que je vous livre ici en exclusivité l’origine du verbe qui anime justement ma deuxième main à l’heure où j’écris ces lignes, en provenance directe de la salle du trône. Que voulez-vous, l’immersion est indispensable pour s’imprégner de la substance même du mot…L’étimaulogie a ses règles, son éthique propre (au moins ça), et il ne sera pas dit que le professeur Brrrrr se dérobe à sa mission d’enseignement sous prétexte de conditions de travail quelque peu particulières au regard du terme dont il est question céans.

C’est donc bien calé sur mon séant, la plume à la main, le parchemin sur les genoux et l’encrier stratégiquement placé là où j’ai pu, que je vais me livrer à ce difficile exercice, devant vous, qui consiste à vous rendre compte en temps réel du déroulement du papier-cul processus qui donna naissance, un beau jour, à l’expression « se torcher » pour désigner cette action sanitaire et salutaire que nous pratiquons tous et toutes, avec simplement quelques variations de fréquence. Ce qui n’altère en rien la validité d’un raisonnement qui  vous laissera, sans nul doute mais vous vous en doutez bien quand même un peu, sur le cul. D’ailleurs j’y suis déjà moi-même, je vous l’ai déjà dit et vous feriez mieux d’en faire autant. Prenez place, installez-vous à votre aise, pas de chichis (ou alors avec quelques ocatarinettabellas pour aller avec), il y a de la place pour tout le monde dans les toilettes d’Etimaulogis.

Je vous préviens seulement que par plusieurs fois, je vais essayer de vous faire chier, mais c’est uniquement pour les besoins de la démonstration. N’en prenez donc pas ombrage, la démarche est scientifiquement chiantifique.

Ça y est ? Vous êtes en place ? On ne bouge plus, le petit oiseau est sorti. Vous êtes au sein  votre alma mater bien aimée, en cours d’étimaulogie, 3e année, dans l’Amphi Gouri (qui ressemble étrangement à une rangée de chiottes d’école maternelle, mais bon, on n’est plus à ça près)… Imaginez.

 

Imaginez un moment…imaginez le moment…imaginez le moment où pour la première fois, un homme (et plus certainement, à mon sens, une femme) eut l’idée d’essuyer le reliquat de matière fécale qui lui pendait au sacrum. Temps Modernes ? Renaissance ? Moyen-Age ? Antiquité ? Non, plus loin, encore plus loin…

La pratique naquit juste après le néolithique, autrement dit suite à l’âge de la pierre polie, ainsi dénommée comme chacun le sait en raison de l’extrême courtoisie qu’elle a mis à céder avantageusement la place à l’âge du cul ivre. L’âge du cul ivre oui, vous lisez bien, honteusement transformé en cuivre par quelques enseignants pudibonds qui se sont évertués à montrer l’émergence de la ferronnerie pour justifier l’appellation « âge de cuivre » auprès des petits enfants, que vous n’êtes plus (trop) et auxquels en conséquence il n’y a plus aucune raison de cacher la vérité plus longtemps : l’âge du cul ivre est bien cet âge d’or (et non pas de cuivre, vous voyez bien), où avant tout embrigadement religieux mais après la découverte de quelques accessoires fort utiles au plaisir (dessous coquins en peau de panthère, jouets intimes en défense d’y voir, etc), l’Homme et la Femme pouvaient s’ébattre librement dans la nature, ivres de cul à la manière des Bonobos (NdlA : le chanteur de U2, même si vous le trouvez mignon, refuse catégoriquement jusqu’à l’idée de cette hérédité, allez savoir pourquoi). La quique et la fouffe à l’air sans tabou (ni pictionary pour les dessiner), à faire rêver debout l’ami Jean-Jacques (Rousseau, pas Debout)…L’Eden, quoi…Aucune contrainte morale, l’acception totale de l’état animal. Mieux : la conscience d’en être un, et subséquemment, le plus intelligent d’entre eux. Souvent, je me demande ce qui a pu se passer pour que l’espèce humaine renonçât à cet état de grâce et de bonheur simple, où l’idée même de se torcher n’existait pas et ne serait venue, en temps normal,  à King-Kong quiconque dans cette espèce humaine naissante et descendante du singe qu’était alors l’Homo Sapiens Sapiens.

Vous rétorquerez certainement, et vous aurez raison, que votre chat recouvre ses excréments dans sa litière, que votre chien manifestement très con gratte des pattes arrière après chaque posage de pêche pour évacuer ou recouvrir la belle pyramide fumante qu’il vient de déposer et s’en fout -à votre grand désespoir-  plein les poils et jusqu’entre les coussinets. Certes. Mais je soutiens que c’est un comportement qui est exactement à l’opposé du nôtre : c’est là une revendication de la présence de l’animal sur le lieu de la défécation que de mêler l’excrément de façon durable à la terre, alors que nous, pauvres cloches, tentons par tous les moyens de chasser cet odorant souvenir d’une digestion bien achevée, signe de notre toute puissance et de notre bonne santé pour qui voudrait l’analyser en détail afin de  savoir à qui il a affaire sur le territoire qu’il empiète allégrement. Imaginez par exemple un ours venant renifler votre crotte… « Ouh là punaise, il (ou elle) a mangé du cerf à midi, et aux airelles en plus, alors que c’est pas du tout  la saison…et…hum…snif…snif…et…non ??? Du cresson alénois en pleine saison de gel des ruisseaux ? Impressionnant, je me casse vite fait, trop fort(e) pour moi !! »

Et voilà, si vous aviez laissé votre dépôt bien en évidence plutôt que de le noyer en cachette sous 25 litres d’eau, vous n’auriez pas ce plantigrade à vos trousses à l’heure qu’il est, et démerdez-vous (c’est le cas de le dire) pour vous en débarrasser, c’est votre problème et je vous ai prévenu que j’allais vous faire chier.

Mais revenons à nos croupions…L’apparition de la pratique de l’essuyage systématique de l’arrière-train (le torchage n’existe pas, comme quoi c’est bien n’importe quoi comme habitude) coïncide donc avec le moment où l’Homme eut honte de son caca et voulut le faire disparaître sitôt sorti de ses entrailles, avec autant de culpabilité qu’une Pygmée qui aurait accouché d’un enfant blanc dans ce village d’Afrique Centrale où l’unique missionnaire européen porte croix et soutane…Mais pourquoi, me direz-vous ? (La honte de la selle, pas de l’accouchement). Parce que, vous rétorquerai-je du haut de ma superbe et de ma chaise percée, parce que voilà le caca ça ne sent pas la rose, même si on s’est empiffré un rosier entier, de l’épine à la racine. Je vais dire un gros mot, mais voilà : c’est une pratique sociale, liée à la classification des odeurs en terme de plaisir/déplaisir. Un chien, même très con, ne trouve pas qu’une merde pue, sinon il ne passerait pas cinq minutes à la renifler. Une vache ne s’embête pas à vérifier qu’elle n’est pas en train de marcher dans la bouse monumentale qu’elle vient de lâcher à terre, et le sanglier bat un record d’ignominie en se roulant dans la fange mêlée d’excréments qui lui sert d’antiparasite naturel. Nous, si, nous allons faire bien attention à tout ça, au risque de se voir considérer comme persona non grata dans n’importe quelle réunion d’homo sapiens sapiens. Imaginez la première fois où un caca sentit mauvais au nez d’un être humain, alors que jusque là on se fichait pas mal de piétiner dans la m…et même, ça portait  bonheur si c’était du pied gauche et nu de préférence…Imaginez que vous êtes cet être humain (ça fait chier, je sais, de rétrograder ainsi, mais j’ai prévenu, et puis on est en TD, allez hop, exécution !!)

 

Imaginez donc que vous vous pointez un beau matin, tout « cul ivre » que vous êtes, juste à l’heure de servir le petit déj’ à votre chéri(e), avec la légéreté et la bonne humeur de la gazelle ou du springbok (c’est selon) qui vient de se délester des restes organithiques de la  bouffe sympathique au restolithique de la veille, non digérés par votre estomac pendant la nuit(hique, si vous voulez)…Et une de ces envies de remettre le couvert après une nuit fortement érotique (sans h , pas besoin)…Imaginez que forcément vous ne vous êtes pas essuyé le derrière puisque forcément c’est vous qui allez dans quelques instants être à l’origine de cet acte incongru jusqu’alors mais universellithiquement mis en pratique depuis.. Imaginez aussi que vous marchez dans la grotte, à l’aveuglette, à la recherche de l’interrupteur qui lui non plus n’a pas encore été inventé. Forcément, dans l’obscurité vous marchez aussi dans la crotte…Imaginez que vous posez dans le noir le plateau granitique (sans h, ben quoi, pas de h au ptidéj, normal…faut pas charrier non ?) empli du produit de votre chasse matinale sur la couche de fourrure non synthétique qui sert de lit d’amour à votre couple idyllithique. Imaginez enfin que d’humeur chafouine en ce petit matin, vous vous avisez de rallumer la flamme du souvenir de ce repas romantique (sans h non plus, donc) de la veille, par la libération du plus beau pet qui soit (et pas « qui noie »), à la manière d’un ultime et vibrant  hommage rendu à ce délcicieux ragôut de ragondin au raifort rémoulade,  juste au moment où Chéri(e) de son côté  décide d’illuminer  la caverne à l’aide de son zipposilex préféré…Et vous voilà transformé en bec de gaz humain, en torche vivante et bondissante de douleur aux quatre coins de la grotte…Purement et simplement…. « torché » !!! Et dans la seconde qui suit, vous hallucinez en regardant Chéri (e) qui se barre avec la bidoche pour éviter qu’elle ne carbonise (et qui donc, pour la première fois aussi, vient de  « tirer la chasse »…)…

Forcément, suite à cette mésaventure à la fin moyennement heureuse (un trou d’eau qui passait par là eut le bonheur de recevoir votre fondement (et ce fut l’invention du premier bidet, ben oui c’est comme ça)) vous avez forcément pensé que vous avez merdé quelque part pour recevoir une si cruelle et cuisante punition de la part de Chéri(e). Votre esprit aussi vif que post-néolithique conclut dès lors que la cause directe de l’inflammation de votre popotin rustique (sans h, vi, ça va, à la fin…) mais malgré tout fragile ne peut être autre que la surabondance de gaz à cet endroit, ce qui vous mène à ne plus vouloir retenter l’expérience. Vous « torcher » vous-même dorénavant, c'est-à-dire à vous nettoyer le fondement de façon aussi efficace que si vous vous flambiez le fion au chalumeau semble le moyen le plus sûr pour supprimer cette odeur prenante et pénalisante (il semblerait que l’âcre ôte au cul, en quelque sorte, pour résumer) . Dans le but fort simple et louable de  ne pas déplaire à Chéri(e) en vous pointant à sa rencontre un peu trop chargé d’effluves intestinales désormais jugées mauvaises, en même temps que des intentions les plus câlines à son égard…

Pendant des siècles donc, l’homme se « torcha », au sens propre…Mais pas si souvent que nous, du moins on suppose que c’était juste pour les occasions liées à l’accouplement, une genre de feu purificateur pour apparaître débarrassé des odeurs qui avaient été néfastes à l’épanouissement du couple, comme ce fut le cas en ce matin mémorable…Dans le doute, il se cramait aussi sous les bras parce que bon, pas toujours au top non plus niveau fraîcheur de vivre…Imaginez aussi que dans cette région de notre anatomie ce fut la dépilation totale pendant des millénaires…au fil du temps l’homme (et la femme aussi) perdit du poil de la bête en le devenant de moins en moins (bête)…se torcha de façon symbolique et nettement plus agréable avec n’importe quel surface souple à même de le débarrasser du surplus organique que vous savez, …regagna donc du poil, à cet endroit-là où le feu n’intervenait plus (poil au cul, oui, tout à fait), ce qui explique pourquoi il ne nous en reste aujourd’hui que là où ça a repoussé plus dru qu’avant…Petit à petit, les odeurs corporelles devinrent indésirables, et l’homme eut la volonté de se « laver »…(bien sûr que le mot est directement emprunté à la lave des volcans, mais oui tout à fait, par analogie avec le feu purificateur de la torche, bravo les 3e année…)

L’expression « se torcher » demeure encore aujourd’hui, à l’heure de cette merveilleuse épaisseur triple parfumée à la violette qu’on nous vante à la télé juste au moment du repas…Et si je vous ai fait un peu chier, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour pouvoir torcher ce cours magistral en votre compagnie. Merci d’être venus en si grand nombre dans les toilettes d’Etimaulogis, c’était vraiment une grosse commission...

 

Amis de la colère, partisans d’ire, au revoir.

 

 

July 28

Colin-tampon (s'en soucier comme de)

 
 

Je m’en bats l’œil, je m’en tamponne le coquillard…Voilà pour le sens de « se soucier de quelque chose comme de colin-tampon »…Au quai, au quai, mais on ne va pas pour autant garder ce mot indéfiniment en gare, parce qu’ici on aime les mots, on ne s’en fiche pas, mais alors pas du tout.

Du coup j’ai remis mon bandana d’anar de pirate sur mon crâne lisse et luisant, en cette heure matinale, pour extirper pour votre plus grand plaisir l’essence même de cette expression imagée. Ce qui m’a conduit à quelques recherches fructueuses dans notre TGB à nous ( Très Grande Bibliothèque, vi)…

Premier constat : la langue française est a priori (je dis bien a priori, ça se gâtera sans doute plus tard) et pour une fois moins fleurie que l’espagnole (avec un e, oui, parce que j’ai mis la langue avant) : nos amis ibères disent en effet « me la suda la polla », soit crûment de ce côté-ci des pires aînés : « j’en transpire de la bite »….(silence gêné de votre part, vi…pour moi aussi, mais après tout ce sont eux que ça regarde, et quand je dis « ça » je parle de leur trivialité, pas de leur appendice caudal dégoulinant de sueur…)

Je peine un peu à imaginer comment ne pas se soucier de quelque chose conduirait à un excès sudoral intracalbutesque, surtout que pour tout vous dire je suis sujet depuis quelques semaines à des suées nocturnes dont je me passerais bien volontiers vu qu’elles inquiètent ma toubib qui ne s’en soucie pas, elle, justement, comme de colin-tampon, de ma santé…A moins que…

A moins que la vérité ne se trouve, là, tout bêtement (dans mon shorty de nuit, vi)…Se pourrait-il que je me soucie si peu de maintes choses -dont je tairai la liste ici- qu’il en résulte une évacuation de ces menus tracas dans une salvatrice et purificatrice suée ? Pas impossible, c’est là le principe du refoulement (et hum oui, effectivement, ça refoule un peu grave au matin, du coup, je dois le dire, une telle sudacion de la polla…)

Soit. Voilà pour la probable origine de l’expression espagnole, mais quid de la française (d’expression) pour laquelle vous êtes venus céans ?

Notre belle langue, on nous le reproche assez souvent, est hélas, malheureusement et à la  fois de façon très dommageable, relativement machiste (il n’y a qu’à, pour s’en convaincre, écouter un titre de Fatal Bazooka alias Mickael Youn pour s’en convaincre, je vous donnerai les références sur demande).

Or il s’avère que pour une fois, hé ben non. C’est bien, hein ? Hé ben non quoi, vous dites-vous certainement. Hé ben non surenchérirai-je, (oh c’est léger comme style, vraiment, pfff…) : pas toujours. Mais pas toujours quoi, vous entends-je hurler hystériquement (barbarisme, ce mot n’existe pas, n’hésitez pas à me reprendre, mais je m’en soucie comme de colin-tampon). Pas toujours macho, le français. J’explique ? J’explique.

Nous avons vu dans ma brillante introduction qu’un Espagnol qui n’en a rien à secouer se met aussitôt et curieusement à transpirer de la bite (et que du coup certainement il est amené, paradoxe allemand, à la secouer, l’Espagnol (sa bite)). Si, ne faites pas l’étonné(e), vous venez de le lire et on est sérieux ici, on ne badine pas plus avec la quéquette outrepyrénéenne qu’avec la nôtre propre (tant qu’à faire). Donc pourquoi eux et pas nous, serais-je tenté d’avancer…ce qui me ramène à mon explication médicale de tout à l’heure, mâtinée de neuropsychologie mais de nuit, et ça semble tenir debout (l’explication, pas la bite, suivez un peu, bon sang).

Aussi, pendant longtemps, on ne s’est pas trop foulé, et on a traduit et emprunté l’expression « me la suda la polla » pour signifier son dédain pour un quelconque sujet. Exemple ? D’ac.

 

« Tu savais que Paris Hilton était la fille d’un hôtelier ?

-J’en transpire de la bite. »

 

Probant, non ?

Voilà, c’est donc acquis (du français acquérir) et la verité esta aqui (de l’espagnol ici). Mais, me direz-vous et vous aurez raison, étant donné que vous lecteurs êtes en majorité lectrices : comment qu’on fait-on quand on se soucie peu de quelque chose et qu’on n’a même pas de bite pour transpirer ladite chose dont on se soucie peu, étant donné qu’on est une femme digne de ce nom et en conséquence dépourvue d’organe externe apparent sorti à la moindre occasion pour faire rigoler les copains ou faire des concours à qui pisse le plus loin ? Hein ?

Hé ben voilà, c’est là où je voulais en venir : pour une fois le français a pensé à vous, mesdames. Le français a décidé que décemment il ne pourrait suer du zigouigoui pour s’en battre les couilles au cas où  il n’en aurait pas (de couilles). En un mot si le français qui s’en pète (ça va intéresser Val, ça…) est une française, que doit-on dire en ce cas ?

J’aime autant vous dire que le français s’est creusé pour plaire à sa gente dame sans toutefois perdre son identité mâle…Trouver une expression pareille sans en enlever le jus, la saveur, fallait croire au père Noël ou à son acolyte lorrain, le bon Saint-Nicolas pour qu’il fasse un miracle.

Si. Hé ben si il l’a fait. « Se soucier de quelque chose comme de colin-tampon » est une expression d’origine lorraine (et nananère, vous imaginez ma joie quand j’ai découvert ce dont je vais vous faire part, arrêtez de saliver ça m’exc…use un peu de faire traîner en longueur mais c’est la joie de vous retrouver !!).

Je vous raconte. Le grand saint patron des lorrains vient nous visiter tous les ans le 6 décembre (ça tombe bien, parce que c’est sa fête, ça arrange tout le monde, on se dit « tiens c’est la Saint-Nicolas » et du coup on pense à sa venue, c’est très pratique), et du coup vous pensez bien qu’on ne se gêne pas beaucoup pour lui demander des mirac’ à not’saint, on est ses chouchous et on n’a aucune raison de se gêner avec lui, d’autant plus qu’on lui offre la gnôle de mirabelle dans chaque maison qu’il visite, ce qui fait que si par coup de bol il vient dans ta maison sur le tard, tu peux lui demander n’importe quoi, il le fera en se fendant la pipe d’un air goguenard. Hé ben c’est ce qu’on a fait : on lui a demandé, au bon vieux, comment que les filles de chez nous et d’ailleurs mais en France quand même et un peu en Belgique et au Québec et partout ousqu’on parle not’ langue, pourraient dire qu’elles en transpirent de la bite vu qu’elles n’en ont pas ?

Là, le gars Nicolas, il a ri, mais alors fallait voir…Un bon gros macrorire de HOHOHO comme son pote Noël, mais puissance douze…Et, comme il aime le faire lors de sa distribution de sucres d’orge aux petits enfants sages, il s’est mis à balancer par poignées entières, non pas des sucreries, mais bel et bien de ces petits machins oblongs que vous mesdames vous collez dans l’orifice qui est en quelque sorte le négatif de notre proéminence à nous (proéminence, c’est pas l’évêque de Myrrhe hein, ne mélangez pas tout non plus, je sais que c’est un vrai pro notre Colas à nous, mais quand même…).

 

En un mot, des tampons, oui, voilà ce que l’ami Colin (on dit comme ça, de façon affectueuse, dans nos campagnes, pour Nicolas…) a jeté à la foule en liesse, pour satisfaire toutes ces dames auxquelles manquait le fameux accessoire qui pourrait leur permettre de se moquer des petits tracas quotidiens…

Véritable tampon lorrain d'époque. Depuis on a évolué....

 

T'as pas l'air de me croire, et pourtant, si, agad...officiel, je te dis...

 

 

 

Evidemment, l'usage du "tampon de Colin" s’est rapidement propagé, vu que c’est très pratique il faut l’avouer, pour absorber les surplus de production vaginale de tout ce que vous voudrez...Je ne suis pas assez femme pour vous dire si on oublie facilement la présence de ce corps étranger dans son intimité profonde…

 

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Forcément, les Espagnoles s'y sont mises aussi...

 

 

Mais retenez donc que c’est bien, à l'origine, pour les épanchements de sueur que notre saint-Nicolas a créé cet artifice et depuis, bien des dames de France et de Navarre l'utilisent et peuvent se soucier une fois dans le mois comme de colin-tampon des gênes dues à leur si belle, merveilleuse  et mystérieuse nature de femme (j’en fais trop, mon ami Brrrrr ? Ok je conclus, t’as raison, on en transpire un peu d’la bite, de leurs….rhaaaaagnagnaaaaa !!!)

 

Arbre de Noël traditionnel en Lorraine 

 

Je terminerai ce brillant exposé par un petit bonus comme on les aime : le jeu de cache-tampon trouve évidemment son origine dans ma belle région, étant donné que les gars lorrains, très joueurs, se sont empressés de planquer lesdits accessoires offerts par Saint-Nic’ rien que pour embêter leurs compagnes. Saint-Nicolas  s’amusa fort de la scène, comme on l’imagine, à voir tous ces beaux postérieurs féminins penchés un peu partout en quête de tampons salvateurs, et il a corsé l’affaire en imposant aux gars d’aider les filles….Mais les yeux bandés, pour compliquer un peu, sinon pas drôle, vu que ce sont eux qui les ont cachés…Comme c’était bien fendard il faut l’avouer, nos voisins Belges, Alsaciens, et Suisses, jamais en reste de gaudriole, ont vite repris le jeu complétement maillé du bon Saint-Nicolas….Mailler ? C’est un peu du suisse, justement, ça veut dire fausser, tordre…Enfin bon, c’est ainsi que les Lorrains ont inventé colin-tampon, cache-tampon, et colin-maillard en une seule journée !!!

 

 

 

Amateurs de colère, partisans d’ire, au revoir…

 

Grrrrrrrrr

 

 

Ah...Dernière minute...La TGB vient de me fournir une autre piste de recherche pour l'origine de colin-tampon. Je  vous la livre: il s'agirait de la contraction de "je m'en soucie comme de coller un tampon", suite à une scène de ce genre là, où le type n'a pas l'air spécialement concerné...

 

 

 

C'est apparemment aussi la version de Paris Hilton, qui n'a pas encore compris dans quel orifice il fallait se le coller..

 

 

 

June 09

Glamour

Aujourd'hui est un jour particulier dans la vie de ce blog, il fallait donc bien, quand même, marquer l'événement par quelque chose.
Oui je sais ... le dernier billet remonte au mois de Janvier
Oui je sais ... Elle ... ce n'est pas sérieux
Oui je sais ...
 
Mais vous? ... savez-vous bien ce que ça représente de peine et de temps d'écrire autant de bêtises? Hein?
 
Faut déjà trouver un mot
Et puis avoir l'idée de ce qu'on va mettre derrière
Et puis il faut avoir le temps de l'écrire ...
 
Et il se trouve que ça ... ces derniers temps ... est devenu un bien trop précieux. De sorte que nous n'avons, ni Grrrrr, ni votre serviteur, pu en trouver suffisamment pour "pondre" la moindre définition.
 
N'y voyez pas là une excuse malhabile ... c'est juste un constat ... que vous le vouliez ou non.
 
Cependant, il faut bien considérer que vous fûtes, amies et amis visiteurs, plus assidus que nous ... puisqu'aujourd'hui ... le 10000ème visiteur a franchi le seuil de ce blog.
 
Au fil des jours, nous en avons vu défiler certes, souvent suite à des recherches (fructueuses?), sur des mots parfois pas évidents, qui les conduisaient fortuitement ici. J'en ai vu un, une fois, qui avait fait une recherche sur Kalaallisut , d'autres qui cherchaient des renseignements sur Spanioménorrhée ... les exemples ne manquent pas. J'imagine leur tête, ou leur déconvenue, à la découverte de nos articles tous plus faribolants les uns que les autres et de nos récits, si foireusement épiques.
 
Nous ne saurons probablement jamais s'ils ont pris la peine de rester jusqu'au bout de la lecture ou s'ils ont pris la poudre d'escampette en "moins de jouge". Toujours est-il que rares sont ceux qui ont laissé un commentaire (ce qui est dommage au fond car on ne saura jamais). Nous ne leur en voulons nullement d'ailleurs ... c'est le jeu, le blog est ouvert à tous les vents, y compris les plus volatiles (n'oublions pas que pour nous amateurs de contrepet ... ce n'est pas sans raison).
 
Mais ... revenons à nos préoccupations du jour : glamour
 
Glamour n'a pas, en soi, de particularité linguistique. Le mot lui-même est déjà un néologisme apparu très récemment dans le langage courant. Il est un peu comme stakhanovisme, on l'utilise en ayant une vague idée de ce que ça veut dire mais sans en connaître réellement la véritable définition, risquant, du coup, le contre-emploi.
 
Vous allez me dire que c'est un mot bien triste pour fêter un 10000ème visiteur. Certes!
 
Mais il m'a littéralement sauté dessus alors ... on refuse jamais ce genre de sollicitation ... et toc!
 
Glamour donc, désigne à la fois un style de vie et une façon d'être qui, curieusement, font la fortune des chirurgiens esthétiques et des créateurs de mode.
 
Aussi bizarre que cela puisse paraître, cette sophistication même est à l'origine de la création du mot par un grand designer (il mesurait 1,90m quand même ...) visionnaire (ce qui est un pléonasme en soi) qui vit dans le développement, non seulement pulmonaire, du mouvement ... l'idée que cela sonnait, en plus du creux, le glas de l'amour ...
 
Réfléchissez bien ... il me semble que ce n'est pas loin d'arriver ...
January 14

Cocu

Vous avez pu lire dans ces lignes ce qui avait été à l'origine de l'attribution de la couleur jaune comme symbole de cette catégorie de personnes qui, comme le disaient les chansonniers du temps, si elles avaient eu des clochettes auraient fait tant de chahut qu'on ne se serait plus entendus (et bonjour la syntaxe :o).
 
Mais si, mais si, faites un petit effort ... parenthèse ... les chercheurs d'or ... Veine ... je vais pas vous le refaire ici vous n'avez qu'à relire ...
 
Bref ... on en arrivait à la conclusion que le jaune était la couleur des cocus ...
 
Mais d'où peut donc bien provenir ce nom si charmant? Hein?
 
Tout simplement d'un pêcheur dont le nom a si peu d'importance que l'histoire ne l'a même pas retenu ...
 
Un jour, le sus-dit revenant de la pêche aux moules (qui est très astreignante il faut bien le dire) s'effondra littéralement dans le fauteuil du salon en s'exclamant : "aaahhh! je suis moulu".
 
Le lendemain, alors qu'il partait à la pêche aux coques ... sa femme le trompait pour la première fois ...
 
C'est chié non?
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